Contre l’ordre professionnel, pour l’autonomie professionnelle


Nous approuvons l’affirmation du document de consultation, selon laquelle « la qualité de l’enseignement et des pratiques pédagogiques est une condition essentielle à la réussite éducative ». Dans un monde qui évolue à un rythme extrêmement rapide, où les besoins des élèves épousent la même cadence, la formation continue des enseignantes et les enseignants est une nécessité. Cependant, il faut apporter une réponse appropriée à cette situation. La création d’un organisme « voué à la mise en valeur et au transfert de connaissances » et au « développement des expertises et des meilleures pratiques », comme il est proposé dans le document de consultation, est à considérer.

Cependant, la création d’un ordre professionnel est à rejeter. Rappelons qu’au mois de décembre 2002, l’Office des professions du Québec a publié un avis, qui reconnaît que la protection du public est largement assurée par la Loi sur l’instruction publique. Tout en reconnaissant que l’enseignement est assimilable à une profession, l’Office précise que « dans les circonstances, et misant sur la capacité du système d’éducation de se doter des mécanismes appropriés, l’Office ne juge pas opportun de recommander la création d’un ordre professionnel des enseignants et enseignantes ».

Selon l’Office, l’État veille déjà efficacement à garantir l’encadrement approprié pour assurer la protection adéquate du public via des mécanismes de contrôle de la compétence et de l’intégrité, dès l’entrée et durant tout l’exercice comme enseignant (contrôle de la qualification, normes d’exercice et de déontologie, évaluation des pratiques, régime disciplinaire).

L’Office a plutôt proposé des aménagements dans le système d’éducation, inspirés du système professionnel, dont certains ont d’ailleurs été mis en place, notamment quant à l’émission et la révocation du brevet d’enseignement. La vérification des antécédents judiciaires, effective depuis 2005, découle également de l’avis de l’Office, tout comme la nomination dans chaque  commission scolaire, depuis 2009, d’un Protecteur de l’élève, responsable du traitement des plaintes provenant des parents et des élèves.

 

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